Hommage à Fabien Bonnet (4 novembre 1973 - 21 août 2009)

Fabien

Il est parti.
Il est parti du même pas que celui de sa vie.
De son pas rapide, élancé, que l'on avait parfois du mal à suivre.

Il est parti vite. Trop vite. Il ne nous a pas prévenus.
Il ne nous a pas prévenus parce qu'il ne voulait pas partir.
Il voulait seulement avancer.
Avancer du même pas que celui de sa vie.
De son pas rapide, élancé, que l'on avait envie de suivre.

On dit de certains hommes qu'ils sont grands.
Fabien était déjà grand, élancé, comme son pas.

On dit de certains hommes qu'ils sont grands.
Parce qu'ils ont réalisé de « grandes choses ».
Parce qu'ils sont connus, reconnus.
Parce qu'ils ont du pouvoir, de la chance ou parce qu'ils ne voulaient pas que ce soit autrement.

On dit qu'ils sont grands tant qu'il faut dire qu'ils sont grands.
Quand ils ne sont plus là, on les oublie. Souvent.

On dit de certains hommes qu'ils sont grands.
Fabien était déjà grand, élancé, comme son envie de vivre.

Il y a ceux qui sont grands et que l'on n'appelle pas grands.
Ceux qui sont grands parce qu'ils n'ont pas oublié que l'on peut être petit, même quand on est grand.

Ceux qui sont grands parce qu'ils marchent de ce pas que l'on a envie de suivre.
Parce qu'ils ne sont pas trop grands.
Parce que même s'ils nous dépassent parfois, ils font comme s'ils ne le voyaient pas, pour que nous ne nous sentions pas trop petits.
Et quand ils ne sont plus là, on ne les oublie pas.
Jamais.

On dit de certains hommes qu'ils sont grands.
Fabien était déjà grand, élancé, comme son envie de donner.

Il y a ceux qui sont grands parce que quand on les a rencontrés, on a enrichi sa vie, appris ou compris quelque chose de plus.
Ceux qui sont grands parce qu'ils ont touché notre cœur avant notre esprit.
Ils nous ont regardés et pas seulement vus.
Ils ont été là et le seront toujours.

Dans notre mémoire ils paraîssent parfois presque plus vrais que leur présence.
Parce qu'ils ont laissé des traces, des voies, des exemples.

Ils ont laissé des mots, des sourires, des regards.
Des souvenirs.

Ils ont laissé des larmes.

Et à travers elles, on voit un arc-en-ciel.

Fabien, tu es un Grand.


F. H.


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