Octobre - novembre 2011

Vie professionnelle

Un couple porte des cartons smyleys © Ilike - Fotolia.com

Dépasser les barrières à la communication.

« Il faudra beaucoup plus d'ordina-coeurs que d'ordinateurs dans la communication de demain. »
- Jacques Séguéla

Devenir plus communicatif

La communication est très à la mode et les modes de communication sont nombreux. Il reste parfois difficile de lier un contact personnalisé. S'il y a quelques freins, il y a surtout des solutions simples et efficaces pour devenir plus communicatif.

Êtes-vous timide ? Pensez-vous être plus souvent en retrait que dans la conversation ? Aimeriez-vous être plus communicatif, c'est-à dire avoir des facilités à entamer, entretenir ou participer à une discussion ?

Si c'est le cas, vous êtes comme nombre d'entre nous. Que ce soit par éducation ou par caractère, nous ne trouvons pas toujours naturel d'entrer en contact avec les autres avec doigté et attrait. Le contraire peut rendre de fiers services, tant en société privée que professionnelle.

Un homme qui exerce pourtant des fonctions de responsabilités déclare : « Je me crois incapable de dire quoi que ce soit d'intéressant ». Une femme, quant à elle, a trouvé un moyen de gérer sa timidité : « J'aime bien la compagnie des gens communicatifs. Comme ça, je leur laisse le soin de diriger la conversation ». En procédant de la sorte, il est peu probable qu'elle gagne en assurance. Comment s'y prendre pour plus de succès ?

Un juste regard sur soi, juste un regard sur les autres

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Comme évoqué dans de précédents articles traitant de la timidité, la crainte de s'approcher des autres est peut-être liée à une opinion faussée de votre propre personne. Si vous partez du principe (certes, involontairement) que vous n'avez rien d'intéressant à dire ou que votre compagnie n'est digne d'aucun intérêt, vous n'allez évidemment pas rayonner en société. Sans tomber dans le narcissisme ou l'auto-adulation, une saine appréciation de ses qualités est salutaire. Le perfectionnisme est également un piège. Une telle personne ne s'estimera jamais suffisamment à son avantage pour risquer comparaison avec les autres.

Un minimum de légitime assurance, loin de l'arrogance ou de la dépréciation, est un atout relationnel utile. D'ailleurs, il y a bien quelqu'un qui vous apprécie pour ce que vous êtes. Quelqu'un, c'est déjà quelque chose pour ne pas être n'importe qui...

Plus on se concentre sur l'autre, moins on pense à soi.

Se voir avec une juste mesure d'appréciation, c'est bien. Mais ce n'est pas suffisant. Robinson Crusoë avait peut-être une saine estime de sa personne mais grand bien lui fit tant qu'il ne rencontra pas Vendredi. En d'autres termes, la proximité des autres et la façon dont nous les considérons va jouer un rôle important. Or, la « proximité » en question n'est pas automatique. On peut être en présence de beaucoup de monde mais sans entrer en relation. Nécessairement, nous aurons un pas à faire de notre propre initiative. Ce pas consiste à nous intéresser à l'autre.

« Mais c'est bien mon problème ! s'exclame le timide. Je ne parviens pas à m'avancer vers les autres. » C'est possible. Retenez toutefois, avant d'aller plus loin, que plus on se concentre sur l'autre, moins on pense à soi, frein classique qui entretien sinon la réserve. Ce premier effort attentionnel (et intentionnel) a de fortes chances de réduire les barrières à la relation. Et d'une. Ensuite, dans l'écrasante majorité des cas, les gens réagissent favorablement à toute forme d'intérêt personnalisé. Et de deux.

Voyons maintenant comment procéder avec délicatesse et efficacité pour devenir un meilleur communicateur.

(suivante)

 



 

 

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