Octobre - novembre 2011

Dossier

Une jeune femme au bureau en pleine pelouse © CandyBox Images - Fotolia.com

Un travail qui produit considération et satisfaction.

« Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la nature du travail, pourvu qu'il profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit. »
- Alexandre Dumas fils

Satisfaction au travail

Trouver la satisfaction au travail peut sembler difficile. On peut s'efforcer d'améliorer sa condition par un investissement personnel. Il y a souvent d'heureuses retombées.

Nous avons déjà évoqué ce qui s'oppose à la satisfaction au travail. Pour certains, le travail est tellement un poids qu'ils ont recours à des moyens de compensation malheureusement peu adaptés. Ainsi, un homme avoue : « les tensions sont parfois insupportables. Si je ne buvais pas un bon coup de temps en temps, je ne parviendrais pas à tenir ». Un autre ajoute: « Les conditions de travail misérables et un équipement vétuste sont une source permanente d'irritation ». Encore : « J'en ai assez des perpétuels insatisfaits qui, pour couronner le tout, sont parfois crapuleux et orduriers ». Et une femme, pour sa part, déclare : « Je ne suis qu'une ménagère. C'est une tâche ennuyeuse et j'éprouve de l'insatisfaction ». Enfin : « [La partialité] est le plus grave problème. Rares sont les occasions de connaître de l'avancement, et en période de récession nous (...) en [faisons] les frais ».

Qu'est-ce qu'un bon travail ?

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Reconnaissez-vous dans ces doléances des aspects qui vous concernent directement ? Avez-vous parfois le sentiment que vous n'y pouvez rien changer ? Si oui, vous faites partie d'une inquiétante proportion de la population pour laquelle travail est synonyme de fardeau.

Il serait, certes, illusoire de penser que le travail n'aura jamais d'inconvénients. Il implique nécessairement des contraintes et des responsabilités. Mais justement, sans vouloir jouer sur les mots, beaucoup sont prêts à porter leur charge en matière d'emploi. Une charge est un poids relatif et consenti. Bien assumée, une charge raisonnable procure la satisfaction du travail bien fait. Le fardeau, quant à lui, est un poids excessif, pénible et souvent injuste. le fardeau pèse lourd, trop lourd, même sur les épaules des plus résistants, des plus courageux. Une charge, on la porte, éventuellement, on la partage. Un fardeau, on s'en débarrasse.

Il devient difficile de garder un point de vue objectif sur le travail et sa valeur réelle. L'argent devient le critère fondamental, voire unique, quant à mesurer la portée d'une tâche. Les repères étant flous, il devient malaisé d'apprécier des aspects pourtant importants du travail. Des aspects importants pour mieux apprécier son travail.

Tout le monde sera d'accord pour admettre qu'il n'y a pas de sot métier, que le travail est toujours honorable - tant qu'il reste moralement acceptable s'entend et même là, les critères varient. Tout le monde est d'accord mais tout le monde ne s'en recommande pas pour autant. Dans un système où l'on est beaucoup plus facilement jugé sur ses résultats plutôt que sur ses efforts, l'argent est un repère facile et pratique. A moins d'être une célébrité pour des raisons philosophiques, religieuses ou idéologiques reconnues, avoir de faibles revenus est une classification sociale difficile à vivre et peu enviée.

« Ce n'est pas parce que quelqu'un a un salaire 100 fois plus élevé qu'un autre que sa valeur est 100 fois plus grande »

A l'inverse, des appointements particulièrement généreux vous situent immédiatement dans les strates fréquentables, voire courtisées, et peu importe vos réelles qualités et compétences.

Par exemple, et c'est juste pour l'exemple, un joueur de football dans une équipe prestigieuse gagne des sommes impressionnantes, même si ses qualités humaines ou intellectuelles sont parfois toutes relatives. Or, en y réfléchissant bien, et pour reprendre la définition du travail selon laquelle il s'agit « d'une activité qui produit quelque chose de valeur pour autrui », les effets d'une carrière sportive, mise à part l'émotion passagère de la victoire, sont très limités. En comparaison, un éboueur au statut nettement moins jalousé contribue pour sa part au vaste dispositif de salubrité et de santé publique dont nous sommes tous bénéficiaires. Sur l'échelle de la noblesse, où plaçons-nous ces activités ? Il faut bien dire que les apparences et la notoriété compliquent l'estimation.

Une enquête menée aux États-Unis a conclu que « ce n'est pas parce que quelqu'un a un salaire 100 fois plus élevé qu'un autre travailleur que sa valeur est 100 fois plus grande ». Ainsi, la satisfaction au travail dépend de plusieurs paramètres, dont le sentiment d'utilité. Le plus prestigieux des emplois ne comblera pas celui qui a perdu goùt à son travail, pour une raison ou pour une autre. La littérature regorge d'exemples, parfois un peu exagérés, d'anonymes au faîte de l'enchantement parce qu'ils trouvent épanouissement dans un aspect ou un autre de leur activité. Activité souvent très modeste, pour le besoin de la cause pédagogique.

C'est bien mignon tout ça, direz-vous, mais quand il s'agit de pourvoir à ses besoins, surtout par les temps qui courent, il n'est pas toujours simple de dégager l'essence extatique d'un emploi de seule nécessité. C'est vrai. Voyons toutefois comment améliorer un tant soit peu notre contentement dans l'exercice de nos fonctions.

 

(suivante)


 

 

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