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Une jeune femme surfe sur internet, dans la nuit. © adam121 - Fotolia.com

Les réseaux sociaux : des caractéristiques en clair-obscur.

« (...) le réseau des réseaux présente un double visage : ce peut être à la fois un danger et un vecteur de liberté. »
— Elisabeth Guigou, "Internet et libertés publiques" - Colloque, juin 2000.

Bien utiliser les réseaux sociaux

Dans l'article Les réseaux sociaux, nous avons abordé quelques-uns des inconvénients ou problèmes qu'ils peuvent générer. La plupart des utilisateurs sont des gens raisonnables qui restent prudents. Voyons tout de même quelques situations avec des suggestions de protection simples.

Les réseaux sociaux : de la sécurité à l'espionnage...

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Un cabinet de conseil en WebMarketing et sécurité internet observe que de nombreux internautes, y compris des entreprises et sociétés parfois importantes, font un usage relativement limité des moyens de protection. Par exemple les différents degrés de confidentialité censés protéger les données personnelles.

Ils ont, certes, une certaine appréciation des dangers potentiels mais manquent souvent de temps ou de personnel suffisamment disponible pour paramétrer complètement les accès aux réseaux. Il faut admettre que cela est parfois complexe et réclame une véritable veille. Les particuliers, quant à eux, sur-estiment souvent l'efficacité des divers filtres. Quant aux jeunes gens, ils ne sont pas tous convaincus de leur bien-fondé.

Rien, cependant, ne sera aussi efficace que la vigilance et la prudence personnelles. C'est finalement plus une question de « culture du net » que de véritable compétence. Et comme le déclare en usager, « Internet, c'est tout ce qu'on veut, sauf très net ! »

On peut comparer cela à la signalisation routière. Les meilleurs systèmes, les plus visibles, les plus performants, ne se substitueront jamais au conducteur du véhicule auquel incombe la véritable responsabilité de la conduite. Internet, les réseaux sociaux ont leur signalétique, fut-elle informelle. En respecter les usages est déjà une sage précaution. Reste que, comme sur la route, on n'est jamais à l'abri des inconséquences des autres usagers. Et sur le net, la « distance de sécurité » est un paramètre fondamental.

Il y encore des dangers plus insidieux. David Harley, chercheur chez ESET, parle des applications multiples que l'on nous incite à installer en parallèle des réseaux sociaux en disant : « Ils (ces programmes) continuent d'infester les utilisateurs de Facebook, en spammant leur comptes et en propageant des virus par le biais de liens a travers le réseau social ». Ces « infiltrations » servent des causes commerciales ou encore des cybercriminels à l'affût d'escroqueries, comme l'usurpation d'identité. De plus malins que nous, voire des professionnels de la sécurité, s'y sont laissés prendre.

On ne s'en aperçoit que trop tard. Il est parfois très difficile d'identifier et de supprimer ces « vers » (logiciels malveillants qui se reproduisent sur d'autres ordinateurs en passant par le réseau) et autres spywares (logiciels espions qui récupèrent vos données et les transmettent, à votre insu, à une entité aux intentions douteuses).

« Internet, c'est tout ce qu'on veut, sauf très net ! »

Le bruit court (sur un réseau social ?) que même les systèmes de positionnement géographique (GPS) sont vendus à la cause mercantile. Ainsi, lorsque la voix suave de votre appareil vous suggère un itinéraire, au demeurant valable mais probablement pas unique, il est possible qu'il vous « oblige » à passer devant telle ou telle enseigne qui aura chèrement acquis ce « droit de passage », le votre.

La précaution consiste alors à limiter les applications aux plus indispensables mais difficile d'échapper complètement au système. Ce serait comme cesser de respirer pour ne pas inhaler de particules polluées. Vérifiez cependant le paramétrage de confidentialité de votre réseau social. Faites-le régulièrement. Demandez-vous ce qui se passera si quelqu'un récupère des données et décide de s'en servir autrement que pour leur destination première. Ce filtre-là, celui de votre jugement éclairé, est encore le plus sûr. C'est celui-ci qu'il faut inculquer aux plus jeunes. Leur perception des valeurs et des dangers est parfois sommaire.

Ainsi, Jacques Henno, auteur du livre Les 90 Questions que tous les parents se posent, lors d'un entretien en ligne sur le site du journal Le Monde (Réseaux sociaux : de nouveaux dangers pour nos enfants ?), rapporte que « à Greensburg, en Pennsylvanie, trois jeunes filles mineures ont été accusées d'avoir diffusé de la pédopornographie parce qu'elles se sont prises en photo nues et ont envoyé ces clichés à leurs petits copains, qui sont accusés de possession de contenu pédopornographique. » Outre l'aspect moralement discutable de la chose, il y a les considérations juridiques, y compris en France. Pour ce qui est de l'aspect privé de ces échanges, c'est plutôt raté... Comme souvent, sur le chapitre des réseaux sociaux, la prévention et l'éducation s'imposent auprès des plus vulnérables.

Les réseaux sociaux : proximité et promiscuité à risques

Une jeune femme bien imprudente © anastasios71 - Fotolia.com

Mieux vaut s'arrêter beaucoup trop tôt qu'un tout petit peu trop tard...

La vigilance s'estompe lorsque l'on a affaire à des amis. Mais qu'est-ce qu'un ami ? Est-ce seulement quelqu'un qui s'est affilié à mon profil sur un réseau social ? Est-ce une personne que j'ai déjà rencontrée ? Est-ce une personne que je connais vraiment ? Et dans ce cas, ai-je besoin de mettre en ligne ce que je peux lui dire de vive-voix, ou par téléphone ?

Certains ont choisi de ne retenir comme amis que ceux qui ont une bonne influence sur eux. Ceux dont rien ne dérange sur leur propre page. Ceux avec lesquels le comportement en ligne est identique à celui lors d'une vraie rencontre. Un des pièges est peut-être là : communiquer avec des « amis » pour pouvoir parler de choses que l'on n'oserait pas mentionner en réalité... Ces comportements sont potentiellement dangereux, surtout si les protagonistes sont jeunes, mineurs peut-être. Egalement, des utilisateurs en sont venus à fréquenter en ligne des gens qu'ils s'efforcent d'éviter dans la réalité ! Manifestement, il y a quelque chose qui ne va pas.

Pensez également à votre réputation. En France, en 2012, la compagne du président de la république a fait les frais de la facilité de circulation des informations sur les réseaux sociaux. Un message jugé ambigu et adressé à une mouvance estimée concurrente a déclenché toute une affaire aux relents de « vie-politique-privée ».

Il faudra des semaines pour que la tension retombe mais des millions de personnes ont eu connaissance de quelques mots qui ne leur étaient pourtant pas adressés. Ils s'en sont donc emparés... Pas de doute, ce dérapage « cyber-communicationnel » aura eu une certaine influence sur la réputation de la principale intervenante, mais aussi sur ceux qui gravitaient autour d'elle.

Comme quoi, quelques mots, une photo, une réaction, peuvent avoir des retombées inattendues. Et pendant longtemps. Rappelez-vous que même si vous retirez ensuite ces données, elles n'ont par pour autant disparu de la toile. Et une toile, ce peut-être un piège. Un précédent article évoquait les dramatiques conclusions d'affaires touchant à la réputation de jeunes gens et qui se sont suicidés. On aura beau dire que personne ne voulait cela, quelqu'un l'a pourtant obtenu.

Encore un aspect (il y en a d'autres), le facteur temps. « C'est un tourbillon qui vous aspire, déclare une jeune fille, et vous n'êtes pas conscient de vous être fait attraper jusqu'à ce que votre mère rentre et vous demande pourquoi la vaisselle n'est pas faite ». L'allusion est humoristique mais explicite : on peut passer beaucoup de temps sur ces réseaux sociaux. On peut perdre beaucoup de temps. Et plus on a d'amis, plus il est difficile de résister à la tentation de voir les mises à jour, les informations, les photos, les musiques ainsi postées. Et s'il s'agit d'y réagir ou d'y répondre... Calculez le temps que vous passez en ligne sur ces réseaux. Le résultat peut être surprenant.

« C'est un tourbillon qui vous aspire et vous n'êtes pas conscient de vous être fait attraper »

Au-delà du temps ainsi passé et peut-être gaspillé, n'y aurait-il pas également un indice d'un certain malaise quant à entretenir des relations d'amitiés plus traditionnelles ? Dans ce cas, quelles en sont les raisons ? Des spécialistes s'accordent pour évoquer des problèmes de timidité, d'anxiété, de stress et d'estime de soi. Ce sont des voies vers la dépendance.

ComScore, Inc. organisme clef de la mesure d'audience d'Internet, a mené une enquête en 2010 à propos du comportement des français par rapport aux réseaux sociaux. Les utilisateurs passent en moyenne 12 heures par semaine à vérifier leur statut en ligne : 12% des personnes interrogées déclarent rester connectées à leurs réseaux au moins 6 heures par jour. 17% indiquent que « se connecter à leur réseau social » est la première chose à laquelle ils pensent en se levant. 9% d'entre eux révèlent que c'était effectivement la première chose qu'ils font en arrivant à leur poste de travail.

Quand il y a un bruit bizarre dans le moteur de votre voiture, ce n'est pas en roulant plus vite que vous réparerez la cause probable du bruit. Mieux vaut voir un garagiste. Si vous avez des doutes quant à une possible addiction aux réseaux, ou encore des difficultés à communiquer avec des proches, n'en parlez pas sur le réseau, parlez-en à un médecin. ll vous aidera à faire le point. « Un des paradoxes d'Internet, écrit Don Tapscott dans Grandir à l'ère du numérique (angl.), c'est que s'il permet aux membres d'une famille séparés physiquement de garder le contact, il peut aussi éloigner ceux qui sont sous le même toit ». L'effet peut être le même avec nos amis.

Un bon moyen de rester en contact avec des gens en chair et en os, de discuter librement dans une ambiance détendue et protégée, c'est la formation. Visitez les rubriques énumérant les multiples programmes de formation VR2. Il y aura certainement quelque chose qui répondra à vos besoins. Dans tous les cas, contactez-nous, nous vous orienterons. La formation, c'est un vrai réseau, avec plein d'amis...

 

F. Huguenin - VR2


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