N°50 - La Newsletter VR2 - Documentaire

« Les bonnes résolutions sont des chèques tirés sur une banque où l'on n'a pas de compte courant. » – Oscar Wilde

Intentions, décisions et objectifs

Dans ce document :

Introduction

Avoir de bonnes intentions est à la portée de tout le monde. Prendre de bonnes décisions et s'y tenir réclame des efforts.

L'urgence de revenir au plus importrant

Il est utile de faire la part entre l'important et l'urgent.

Ecriture et dessein

Mettre rapidement par écrit les idées potentiellement utiles est une méthode simple et extrêmement efficace.

Que nous soyons lion ou rat

D'autres personnes peuvent intentionnellement ou non nous aider à tenir nos décisions et à atteindre nos objectifs.

Une femme cueille des pommes sur l'image d'un arbre sur tableau noir © adam121 - Fotolia.com

Entre intention et action, le chemin parfois hypothétique de la prise de décision.

On sait combien les seules intentions sont fragiles. Prendre ensuite de bonnes décisions et les tenir réclame des efforts et un peu d'organisation.

C'est le début de l'année. La période est propice — quoiqu'en réalité, pas plus qu'une autre — à prendre de bonnes décisions. Le passage d'une année sur l'autre marque, sur le calendrier, une charnière susceptible d'inciter à réfléchir à ses objectifs, ses intentions, ses projets.

C'est encore l'occasion de faire le point sur ce qui a été fait lors de l'année écoulée. Et il n'est pas rare, alors, de s'apercevoir que nous voulons cette année prendre des décisions... qui figuraient déjà sur le programme de l'année précédente ! Que s'est-il donc passé ? Pour un tas de raisons plus ou moins faciles à identifier, nos meilleures intentions se sont parfois heurtées à des obstacles, se sont évanouies dans le temps, ont été remises à « plus tard », voire n'ont jamais seulement commencé à se concrétiser... Que s'est-il donc passé (ou « pas passé ») et comment faire cette fois ?

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L'urgence de revenir au plus importrant

Paradoxalement, des intentions louables et réelles peuvent être oubliées, que ce soit faire du sport ou changer un comportement gênant. L'oubli s'installe très vite. Ainsi, si une mise en oeuvre concrète et durable vers la réalisation de nos souhaits n'est pas rapidement en place, le projet risque d'être parasité, et même étouffé, par des considérations d'un autre ordre. De plus, nous vivons une ère où les dispositifs virtuels multiples compromettent notre appréciation de l'urgent au détriment de l'important. Nos intentions, aussi formelles soient-elles, pourraient bien être reléguées au second plan par l'intrusion de parfois seulement prétendues urgences.

Prenons un exemple simple. Nous avons décidé de perdre du poids. Parmi les conseils dans ce sens, celui de prendre le temps d'apprécier des repas réguliers et équilibrés. Or, notre emploi du temps fourmille d'urgences plus ou moins authentiques qui mettent en péril ce facteur temps. Il se pourrait fort bien que nous sacrifiions « occasionnellement » un repas pour nous avancer dans un travail. Mais si cet « occasionnel » se répète fréquemment, il peut tout simplement (re)devenir la norme. Au bout de peu de temps, fi des intentions d'équilibre alimentaire et de perte de poids. Souvent, en prime, le découragement.

A l'ère de l'immédiat souverain, l'important est souvent confondu avec l'urgent.

En cause, une appréciation faussée du rapport entre le temps favorable à une bonne nutrition, avec ses effets tant physiques que psychologiques, et des contraintes professionnelles. Elle pourrait nous faire perdre de vue que notre efficacité professionnelle dépend très largement de notre bonne disponibilité physique et mentale. Des repas négligés dans le fond et la forme induisent des dysfonctionnements physiologiques et créent un stress délétère, des conditions à l'opposé de la recherche d'efficacité. A favoriser ce qui nous paraît urgent, nous avons perdu de vue l'importance pourtant absolument capitale d'une bonne santé, celle que l'on se souhaite d'ailleurs à la même période. A vouloir boucher un trou, on ouvre un gouffre.

Une première conclusion nous suggère de mettre rapidement en oeuvre ce qui est en notre pouvoir pour atteindre un objectif et d'exploiter toutes les occasions possibles pour y parvenir. Quel est le meilleur moment pour s'appliquer à respecter ses décisions ? Tout de suite ! Pour rester dans le chapitre de la perte de poids, trop de bonnes intentions sont mortes à cause de la fatale expression : « Je commence lundi ! » Et se découvre alors une des plus grande voleuse de temps et d'effort : la procrastination. La procrastination est la « tendance à différer, à remettre au lendemain une décision ou l'exécution de quelque chose » (A ce propos, voir nos articles sur la procrastination).

D'autres intentions imposeront des activités et des attentions variées, parfois nombreuses et sur le long terme. Il s'agit alors de ne pas laisser passer des occurrences ou des idées utiles à leur réalisation. Tout naturellement, lorsque nous avons réellement projeté d'atteindre tel ou tel objectif, des idées périphériques à ce dessein nous apparaissent avec plus d'acuité. Ces idées peuvent venir de quelqu'un d'autre qui va s'exprimer, sans s'en douter, à juste propos pour nous. Ou encore, nous pouvons concevoir spontanément des concepts dans notre esprit, par inspiration inopinée.

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Ecriture et dessein

Aussi pertinentes que soient ces pensées et informations, elles sont exposées, elles-aussi, aux terribles effets de l'oubli. Que faire ? Ecrivez immédiatement ces notions. Prévoyez alors la disponibilité permanente d'un dispositif d'écriture ou d'enregistrement, matériel ou virtuel.

Il semble toutefois que l'écriture soit le geste le plus adapté à la persistance d'une idée et de son contexte. Un simple calepin peut alors faire l'affaire. Petit, léger, peu onéreux, discret, sans maintenance ni besoin de source d'énergie, le calepin reste quasi indétronable sur le plan pratique. Ecrivez alors immédiatement (répétition d'accentuation) ce qui vous passe par la tête et qui est susceptible de concourir à la réalisation d'un dessein. Même si vous ne savez pas encore comment vous exploiterez son contenu. Des liens se créeront entre les diverses annotations pour déboucher sur de véritables révélations et surtout, sur la réalisation. Ne cédez pas à la (facile) tentation de remettre à plus tard la mise par écrit de votre trait d'esprit. Vous vous rappellerez sinon que vous deviez écrire quelque chose... mais quoi ?

L'écrit stabilise la pensée et lui donne de la précision.

Procédez de même lorsque quelqu'un émet un avis intéressant ou susceptible de vous servir dans la réalisation de vos objectifs. Notez immédiatement le propos en question. Pas besoin de donner des détails sur les raisons qui vous amènent à prendre des notes au cours d'une conversation. Une phrase simple soulignant l'intérêt de la chose peut suffire. Votre interlocuteur sera très probablement flatté que vous accordiez tant d'importance à ses paroles ou citations. Il se peut même, encouragé par votre remarquable écoute, qu'il fasse d'autres suggestions, certaines pertinentes. Parfois, il s'agira d'une suggestion à consulter tel site ou livre. Certains ont ainsi trouvé des accès inespérés à leurs aspirations sur la simple suggestion d'une documentation qui leur était jusque-là inconnue.

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Que nous soyons lion ou rat

C'est peut-être de cette façon que vous identifierez la ou les personnes susceptibles de vous aider dans votre démarche. D'une manière ou d'une autre, formellement ou informellement, de façon parfois inattendue, nous avons besoin de la proximité, même occasionnelle, des autres. Les plus discrets comme les plus expansifs peuvent nous apporter l'information ou le concours qui sinon feraient défaut à notre course. Cela peut créer des liens et rapprocher avantageusement des personnes qui se côtoyaient encore peu ou pas du tout.

Il ne s'agit pas de créer une dépendance ou une intimité forcée, et non plus de pseudo-amitiés basées sur des rapports superficiels. Certaines personnes nous ont beaucoup apporté, par la qualité de la relation, alors que nous ne les fréquentions pas. Il s'agit d'une relation raisonnée et raisonnable, souvent réciproque puisque nous serons probalement amenés à leur rendre quelques services du même ordre. Il est très possible alors que ce lien s'établisse entre des personnes poursuivant, chacune dans sa catégorie, des objectifs importants, et soucieuses de les atteindre par des procédés analogues. Cette optique permet une collaboration où la tolérance et l'indépendance sont les maîtres mots.

Mener à termes les décisions que nous prenons est... une bonne décision. Pour y parvenir, il convient de traiter nos intentions avec sérieux et continuité, de se donner les moyens, souvent simples, d'y parvenir. En luttant contre la procrastination, en notant les idées associées à nos projets et en recevant le concours d'autres personnes, il est très probable que nos intentions se transforment en décisions pour de vraies réalisations. Il a été décidé que ce serait notre intention.

 

F. Huguenin - VR2

 

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