N°42 - La Newsletter VR2 - Dossier

« Ne vous souciez pas d'être sans emploi ; souciez-vous plutôt d'être digne d'un emploi. » – Kid Confucius.

Etudes, emploi et formation

Un labyrinthe © alphaspirit - Fotolia.com

Le parcours scolaire et professionnel peut devenir compliqué.

La citation d'introduction peut sembler facile. Il y a cependant un lien véritable entre ce que l'on sait faire et ce que l'on est. Ceci s'affirme au fil des études, de l'emploi et de la formation sur un parcours parfois difficile.

L'emploi, en France et ailleurs, est un vrai problème. Les chiffres du chômage sont inquiétants. Il se peut que beaucoup de demandeurs d'emploi ne trouvent effectivement pas de travail, malgré des efforts conséquents et des compétences bien réelles.

D'autres, en revanche, ne disposent pas de la qualification requise, qu'elle soit technique ou intellectuelle.

Les études à l'étude

Dans l'intention d'élargir les possibilités, certains choisissent de poursuivre des études le plus longtemps possible. En accédant au niveau maximum, ils comptent augmenter leurs chances de retenir l'attention d'un recruteur.

A retenir

  • Le niveau et le secteur d'études sont des paramètres importants en matière d'accès à l'emploi.
  • Certaines compétences techniques et manuelles sont très recherchées sur le marché de l'emploi.
  • Les compétences transversales sont transposables, favorisent la mobilité et la souplesse.
  • La formation continue est une dynamique clef pour le maintien ou l'adaptation à l'emploi.
  • En France, selon un rapport de l'INSEE, « les conditions d'accès à l'emploi des jeunes qui entrent sur le marché du travail varient beaucoup selon le niveau de diplôme. Les plus désavantagés sont ceux qui sortent du système éducatif sans être diplômés de l'enseignement secondaire. [Ainsi,] quelle que soit la conjoncture au moment de leur entrée sur le marché du travail, la situation professionnelle des diplômés du supérieur est nettement meilleure que celle des diplômés de l'enseignement secondaire (CAP-BEP, baccalauréat ou équivalent) ou des peu diplômés »

    Il faut bien admettre que bon nombre de secteurs ont nettement relevé le niveau d'exigence en matière de formation initiale. « L'employé de banque qui ne faisait qu'enregistrer les dépôts et les retraits a été remplacé par un distributeur automatique, a fait remarquer un représentant du ministère américain du Travail. Désormais, [le guichetier] doit être capable de me conseiller sur trois types de fonds de placement sur le marché monétaire et de m'expliquer pourquoi choisir celui-ci plutôt que celui-là. » Pour un autre, « Il n'y a plus de travaux simples. »

    « L'employé de banque qui ne faisait qu'enregistrer les dépôts et les retraits a été remplacé par un distributeur automatique ».

    En contre-point, certains estiment que l'école n'est pas la meilleure préparation à la vie professionnelle. Son enseignement ne serait pas adapté. Ils estiment que l'on accorde une importance exagérée à des questions telles que la drogue, le sida, la contraception, et pas assez pour des matières fondamentales comme la lecture, l'écriture et le calcul. Chose surprenante, ces fondamentaux ne sont pas systématiquement acquis, même à des niveaux d'études « respectables ».

    Un enseignant « au long cours », estime que l'école est devenue un « organisme d'aide sociale [en charge] de problèmes qui autrefois n'étaient pas considérés de son ressort ». D'autres avancent que l'on apprend peut-être des choses à l'école mais certainement pas à vivre.

    Du coup, la plupart des jeunes gens se retrouvent confrontés à la vie active mais démunis en termes d'autonomie et impropres à s'assumer professionnellement et financièrement. « On ne leur apprend pas à travailler, dit le directeur d'une agence pour l'emploi. Le reproche qui revient constamment dans la bouche des employeurs à propos des jeunes, c'est qu'ils ne savent pas lire et écrire correctement. Ils ne sont pas capables de rédiger une demande d'emploi. »

    Ainsi, des étudiants repoussent le moment d'avoir à s'assumer en prolongeant autant que possible leur cursus, avec l'espérance que ces années supplémentaires feront également la différence lors de la rencontre avec un employeur, ce qui peut être le cas d'après la citation précédente de l'INSEE.

    Mais tout le monde n'est pas non plus diplômé de haut niveau. De plus, on imagine mal une société où les travaux dits « manuels » auraient disparus.

    Le travail manuel perd la main

    En France, les travailleurs manuels (menuisiers, plombiers, soudeurs, maçons, mécaniciens, conducteurs de machines, infirmiers, etc.) manquent cruellement à l'appel : dans notre pays, cette catégorie de personnel est celle qui pose le plus de problème aux recruteurs depuis 7 ans d'affilée : le nombre d'employeurs confrontés à des problèmes de recrutement a augmenté de 9 points, pour toucher 29 % d'entre eux cette année (enquête ManpowerGroup, 2012).

    Le problème est le même un peu partout en Europe. Pour quelle raison ? Peut-être parce que l'on insiste lourdement sur le bagage universitaire. « C'est absurde de vouloir faire de toute une génération des médecins ou des diplômés d'art et de science, déclare Heikki Ropponen, de la Fédération des commerçants finlandais. Les filières techniques devraient être beaucoup plus valorisées ».

    Ce n'est donc peut-être pas tant le niveau du diplôme qui fait ici la différence, que le secteur choisi. L'INSEE précise : « le taux de chômage des jeunes diplômés de CAP-BEP de la production est voisin de celui des bacheliers professionnels en commerce, gestion, hôtellerie, tourisme (12 à 15 %) et leur salaire médian est même légèrement supérieur à celui de ces bacheliers. Certains diplômés du supérieur connaissent des taux de chômage comparables à ceux des bacheliers professionnels, bien que les emplois qu'ils occupent soient par ailleurs plus qualifiés ».

    Difficile de s'y retrouver. Si le niveau de qualification est déterminant en matière d'accès à l'emploi, d'après un conseiller spécialisé ce n'est pas forcément (mais pourquoi pas) le plus diplômé qui obtient un emploi, mais le plus débrouillard, au sens vertueux du terme. Nous avons par ailleurs déjà abordé certains de ces aspects dans notre article Comment garder son emploi ?, et où il était surtout question de qualités relationnelles et morales.

    Les compétences transversales

    Le même invite à réfléchir aux moyens de faire preuve d'un peu de souplesse. En effet, il n'est pas rare que quelqu'un occupe un poste pour lequel il n'était pas initialement formé. Néanmoins, ses compétences transversales ont permis une adaptation. Quelles sont ces compétences transversales ?

    Citons les plus prisées. D'abord, l'esprit de coopération, de composition, de travail en équipe, à l'opposé de l'individualisme obscur. Ensuite, des capacités de communication ouverte, c'est-à-dire constructive et responsable. Cette personne est en mesure de s'assumer, en reconnaissant ses erreurs, par exemple, tout en étant capable de valoriser les qualités des autres.

    Très appréciée aussi, la propension à la recherche de solutions plutôt qu'à la mise en évidence des travers, des erreurs et des « coupables ». Si la recherche des causes fait partie du travail en particulier du manager, notre modèle s'emploie à construire plutôt qu'à démolir.

    Les compétences transversales sont transposables, favorisent la mobilité et la souplesse.

    Enfin, ce salarié estime qu'il peut y avoir plusieurs bonnes façons d'atteindre un même objectif et il ne fait pas campagne pour faire reconnaître sa prétendue supériorité. De telles personnes sont généralement tolérantes, conciliantes mais également persévérantes, perspicaces et raisonnables.

    Les compétences les plus élevées, les capacités les plus développées sont d'un piètre intérêt si elles ne sont pas rehaussées, mises en valeur, par quelques-uns des traits qui viennent d'être mentionnés. Une grande entreprise allemande, Fahrion Enginnering, à Kornwestheim, recrute ses ingénieurs parmi les plus de cinquante ans; il déclare: « Ils sont exactement ce dont nous avons besoin pour nos projets innovants. » Surprenant ? « Ils sont plus objectifs, patients, ont le sens des responsabilités, du discernement, sont moins sensibles aux distractions et plus flexibles ». Là encore, des caractéristiques transversales ont pris le pas sur les seules (et pourtant indispensables) compétences techniques.

    Aucune école n'apprendra formellement cela à ses élèves. Seulement « l'école de la vie », et pour ceux qui lui prêtent quelque attention. On s'aperçoit qu'en guise de capacités, il s'agit bien là de mentalité, de caractère et de personnalité.

    La formation garde la forme

    La formation continue peut jouer un rôle important dans ce registre. Certes, selon l'INSEE, elle reste « surtout utilisée pour une adaptation au poste de travail et a tendance à bénéficier aux personnes qui ont déjà un haut niveau d'études et/ou un emploi qualifié. La formation continue diplomante est toutefois en plein essor depuis dix ans. La validation des acquis de l'expérience, qui concerne encore des flux modestes, se développe également. »

    La formation s'efforce de valoriser ces compétences transversales tout en s'appuyant sur les compétences professionnelles du stagiaire. Et les tendances révèlent cet intérêt pour des compétences moins « formelles » que celles enseignées en université mais réputées utiles : gestion du temps, assertivité, leadership, techniques d'influence et de persuasion, pour ne citer que les dominantes.

    VR2 est un organisme de formation qui prend toutes ces composantes en compte depuis des années. Ses formateurs, chacun dans son champ d'expertise, combinent expérience en entreprise et pragmatisme en formation. L'ensemble des formations répond au large éventail des besoins. Visitez le site et ses rubriques.

    Lorsqu'il s'agit de parler de l'adéquation entre compétences, qualités et exercice professionnel, VR2 vous le résume en une formule « Valorisez vos ressources, révélez vos valeurs ! ». A bientôt en formation.

     

    F. Huguenin - VR2

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