N°53 - La Newsletter VR2 - Dossier

« Une tête sans mémoire est une place sans garnison. »
– Napoléon Bonaparte

Mémoire : avant que ça ne flanche...

Dans ce document :

Introduction

Les petits oublis de la vie courante doivent-ils nous inquiéter ?

La maladie d'Alzheimer

La terrible maladie, à défaut de se soigner, se décrit et s'explique.

Défaillance ne signifie pas forcément maladie

Il y a une part de « normal » dans les possibles défaillances occasionnelles de la mémoire. Les pressions de la vie peuvent générer des troubles inquiétants mais sans gravité.

Prévenir les dégénéréscences

Les maladies et dégénérescences peuvent survenir mais le terrain sur lequel elles évoluent peut faire la différence. Une bonne condition de base est un gage de résistance.

Entrainer sa mémoire

La mémoire est une fonction et peut être exercée. Selon nos efforts, elle sera plus ou moins développée et résistante.

Mémoire et technologie

L'utilisation que nous faisons des moyens technologiques semble avoir des effets sur la manière dont fonctionne notre cerveau.

La mémoire sans fausse note

La musique est un chemin d'accès vers la mémoire et un bon moyen de contribuer à sa santé.

La qualité de notre mémoire est une préoccupation légitime et récurrente. Les dangers et maladies qui la menacent font planer l'inquiétude lorsque des défaillances sont constatées, réelles ou imaginaires. L'entretien et l'utilisation de la mémoire peuvent constituer une certaine protection en cas de troubles véritables. Entraînement, hygiène de vie, musique font partie des conseils pertinents pour garder longtemps toute sa tête.

Une femme lit un livre © Picture-Factory - Fotolia.com

La lecture est une activité très stimulante pour l'esprit, la mémoire.

« Où ai-je donc laissé mes clefs ? Que suis-je venu faire dans cette pièce ? Comment s'appelle cette personne que je reconnais pourtant ?  » Des petites questions que nous nous sommes déjà posées, à un moment ou à un autre.

Peut-être cela ne nous a-t-il même pas interpellé. Ou bien alors, cela nous a amusé. Peut-être cela nous a-t-il inquiété...

On entend tellement parler de maladies et de dégénérescences en tous genres que cela crée un climat peu propice à l'hilarité en cas de défaillance constatée. Il est vrai que le danger existe et que la plupart des maladies neurodégénératives provoquent des troubles de la mémoire. Parmi elles, la tristement célèbre maladie d'Alzheimer.

La maladie d'Alzheimer

La maladie d'Alzheimer doit son nom au médecin allemand Alois Alzheimer, qui la découvrit en 1906 lors de l'autopsie d'une patiente atteinte de troubles neurologiques graves. Cette affection est effectivement responsable de bon nombre de cas de démence. Au sens strictement médical, la démence est « un trouble mental assez grave pour aliéner la liberté d'appréciation et de décision de celui qui en est atteint » ; c'est la perte des facultés intellectuelles dont la mémoire.

Si la maladie d'Alzheimer bénéficie du douteux privilège de la célébrité, une quantité d'autres affections peuvent également générer des troubles de la mémoire. Citons, parmi peut-être près de cent cinquante autres, la maladie de Creutzfeldt-Jakob (version humaine de l'encéphalopathie spongiforme bovine, communément appelée maladie de la vache folle), la démence à infarctus multiples, la maladie de Huntington, la démence à corps de Lewy, etc. Certaines de ces affections sont parfois si cruellement invalidantes que la maladie d'Alzheimer, en comparaison, ferait presque figure de privilégiée.

Alzheimer en France : deux millions de malades en 2020.

Concernant la maladie d'Alzheimer, l'institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) estime que l'on peut être victime de la maladie « avant 65 ans (0,5 % des cas), 2 à 4 % après. Mais elle augmente fortement avec l'âge, pour atteindre 15 % à 80 ans. Appliquées à la population française, ces proportions donnent 860 000 personnes souffrant de démences de type Alzheimer. Le nombre de malades devrait atteindre deux millions en France en 2020. »

Les chiffres, comme souvent, impressionnent, mais ne perdons pas de vue que selon les mêmes spécialistes, « presque 90 % des plus de 65 ans ne sont pas atteints de démence ». Nous allons sérieusement envisager de faire partie de cette majorité moyennant quelques précautions et habitudes dont il est question dans cet article.

D'abord, un peu de science, c'est bon pour les neurones... La maladie d'Alzheimer occasionnent des lésions au cerveau. Elles sont de deux types : les plaques séniles et les dégénérescences neurofibrillaires. Les premières, dépôts de protéines indésirables, intoxiquent littéralement les neurones et leurs connexions (les synapses) ; les secondes atrophient les « fils conducteurs » (les axones) à l'intérieur même du neurone. Petit à petit, les fonctions cognitives et opérationnelles sont altérées voire détruites. La mémoire étant une des plus sensibles, elle en ressent « prioritairement » les tristes effets. Le malade oublie de plus en plus de choses, il devient incapable d'en apprendre de nouvelles, il est désorienté, troublé dans son caractère, à des degrés divers. Dans les pires cas, il devient complètement impotent. Restons en là.

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Défaillance ne signifie pas forcément maladie

Car, comme évoqué, si nous voulons bien admettre que notre cerveau en général et notre mémoire en particulier, ne sont pas toujours au mieux de leur forme, nous voulons rester conscients de ce qui peut être fait pour retarder, voire éviter complètement, de tels désagréments.

D'abord, ce n'est pas parce que nous avons un trou de mémoire que nous sommes en train de dégénérer. Dans une certaine mesure, une apparente diminution de nos facultés mnésiques avec l'âge peut être considérée comme « normale » ; et encore, il s'agit souvent de nouvelles formes de notre mémoire que nous n'avons pas encore bien apprivoisées. Et lorsqu'il est question d'âge, il s'agit d'une tranche que nous n'atteindrons que bien après notre retraite, même si celle-ci se voit repoussée régulièrement.

En attendant, le surmenage, le stress, la dépression peuvent occasionner des troubles apparentés aux difficultés mnémoniques. Ne nous laissons pas abuser par les seules apparences. Quand le vent tourne, il ne faut pas accuser la girouette. Seul un médecin spécialiste, moyennant évaluation cognitive et imagerie, pourra parvenir à de réelles conclusions.

Le surmenage, le stress, la dépression peuvent occasionner des troubles de la mémoire.

A ce propos, si nous devons finalement rencontrer un tel médecin, parmi les toutes premières questions qu'il nous posera, figurera celle concernant nos habitudes et activités, qu'elles soient professionnelles ou personnelles. En effet, il apparaît très nettement que les personnes les plus actives mentalement, les plus impliquées socialement, ayant un niveau socio-culturel supérieur à la moyenne, sont bien mieux protégées contre les dégénéréscences mentales. A tel point qu'à développement égal de la maladie, les uns seront très diminués, les autres ne s'en apercevront peut-être même pas...

Nos habitudes d'exercices et d'utilisation de nos facultés mentales feront probablement toute la différence en cas de défaillance ou tout simplement lors du vieillissement normal.

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Prévenir les dégénéréscences

Avant que quelque déficience ne se manifeste, mieux, pour augmenter nos chances de ne pas en connaître, prenons de saines habitudes en matière de stimulation mentale régulière et suffisante. Cela signifie également éviter les attitudes propices à la régression. De telles dispositions signalent que nous avons identifié les facteurs de risques et que nous prévenons autant que possible les défaillances. Dans la pratique, qu'est-ce que cela signifie ? Tout simplement, « se casser un peu la tête ».

Par exemple, régulièrement évoquée sur ce site, la lecture renforce non seulement notre capacité à traiter le langage mais encore pratiquement toutes les autres fonctions cérébrales, et même l'expérience sensorielle. Cela est possible grâce aux capacités de notre cerveau à internaliser des concepts abstraits en les reliant à notre sytème de représentation. Bien entendu, nous parlons ici de lecture de bon goût et de niveau relativement élaboré.

La lecture renforce l'ensemble des fonctions cérébrales.

Dans la catégorie fiction, la plupart des classiques répondent à ces critères. Les autres types de lectures réclamant de notre part application et concentration figurent parmi les meilleurs candidats pour le développement cognitif. Oui, vous avez bien lu, plaçons la barre très haut : non seulement nous voulons éviter la dégradation, mais, gage supplémentaire de protection, nous visons encore et toujours l'évolution, le développement, quel que soit notre âge.

Il y a peut-être aussi des choses à éviter. Les recommandations les plus basiques en matière de santé valent aussi pour notre cerveau et ses fonctions. Pensons que ce relativement petit organe (environ 1,3 kg) consomme à lui tout seul 20 % de notre énergie (oxygène, glucose, ...) et donc de ce qui la reconstitue.

Ainsi, une étude néerlandaise mentionnée dans International Herald Tribune rapporte que « les fumeurs sont plus de deux fois plus nombreux que les autres à souffrir de démence ou de la maladie d'Alzheimer ». Les travaux ont montré que les fumeurs étaient 2,3 fois plus touchés par la maladie d'Alzheimer que ceux qui n'avaient jamais fumé. Etes-vous fumeur ? Peu importe, il est encore pertinent de vous arrêter car, selon l'enquête, une fois débarassé du tabac, le risque n'est plus que légèrement supérieur à celui observé chez les sujets n'ayant jamais fumé. Une motivation supplémentaire pour cesser cette coûteuse pratique.

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Entraîner sa mémoire

Mais ce n'est pas tout. Il est tout à fait possible, et même recommandé, de fournir quelques efforts supplémentaires, en particulier dans le registre de la mémoire, y compris si nous n'en éprouvons pas le réel besoin. Illustrons notre propos. Vous avez décidé de vous remettre au sport. C'est très bien. Mais voilà, le sac de sport reste dans l'entrée parce que vous manque l'envie, la motivation, bref, le besoin, de sortir et de transpirer. Mais ce défaut d'impulsion n'est pas la preuve de l'inutilité de la démarche, au contraire.

Il en est de même pour nos chères petites cervelles. A quoi bon créer des contraintes, diront certains, tant que « ça marche » ? Nous risquons cependant d'être fort pris au dépourvu lorsque la défaillance sera venue. D'autant que — et il convient ici d'aborder avec précaution des notions difficiles à faire accepter à la plupart — notre environnement fourmille de moyens technologiques suffisamment élaborés pour dissimuler et compenser d'éventuels défauts qui seront alors ignorés, dédain justifié par une utilisation « indispensable et en phase avec son temps » de ces appareils.

Par exemple : vous devez sortir pour une série de courses. Faites-vous une liste écrite ? Utilisez-vous une application quelconque qui mémorise et organise les achats et tâches ? Ou bien vous efforcez-vous de les mémorisez ? Laquelle de ces démarches sera la plus profitable pour vos fonctions mentales ?

La réponse est en principe évidente. Certains avanceront toutefois que l'utilisation d'un matériel sophistiqué sollicite suffisamment notre cerveau au point, peut-être, de le développer. Dans une certaine mesure et pour un certain temps, ce peut être vrai. Dans une certaine mesure seulement, une mesure incroyablement réduite, contrairement à la perception intuitive que nous avons parfois quant aux supposés effets de ces instruments sur notre esprit. Des instruments qui réussissent par ailleurs le tour de force (commercial) de nous faire croire que nous sommes plus intelligents grâce à eux.

Point d'obligation évidemment, même si la suggestion, ici, va dans le sens de privilégier les fonctions cognitives naturelles. Avouons que l'effort, très relatif, qu'impose une démarche de mémorisation, ajouté à une prétendue perte de temps, tend à nous dissuader. Utiliser un appareil, c'est plus facile, plus « rigolo » et plus moderne.

Dessin - Une vache téléphone... © Sgroux

« Comment ça du papier WC... ? On avait dit du dentifrice... »
Les procédés mnémotechniques bien utilisés peuvent nous rendre service.

Avec un peu de pratique, la compétence et le plaisir d'utiliser plus explicitement ses facultés mentales s'installent durablement pour notre plus grand bien-être. Pour la démonstration, prenons un exemple extrêmement simplifié.

Vous devez acheter du lait et du dentifrice. Vous pouvez mémoriser « comme ça » les produits « lait » et « dentifrice » ; c'est très bien mais ça deviendra vite plus difficile (et donc rébarbatif) avec plus de produits. Vous pouvez noter sur un papier « lait » et « dentifrice ». Vous pouvez encore enregistrer d'une manière ou d'une autre « lait » et « dentifrice » dans un appareil.

Avez-vous seulement pensé à imaginer une vache qui se brosse les dents ? De la sorte, vous créez un concept, simple et humoristique, quasi impossible à oublier et qui évoquera immanquablement « lait » et « dentifrice ». Ce procédé mnémotechnique connu sous le nom d'associations imagées, s'applique évidemment pour un nombre bien supérieur, parfois impressionnant, de produits, de tâches, de concepts, etc. Pour en savoir plus à ce propos, rendez-vous dans une formation mémoire VR2...

Par de tels biais, vous avez activé votre imagination, votre système de représentation visuelle et votre mémoire. Vous avez fait travailler votre esprit, votre cerveau. Vous êtes sur le bon chemin. C'était inutile ? Mais pourquoi y a-t-il alors un sac de sport dans l'entrée... ? Car, un appareil ou même une prise de notes, nous aurait aussi rendu service. Mais ne confondons pas un aide-mémoire avec un remplace-mémoire.

Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il est tout à fait opportun de s'habituer à exercer, solliciter et développer sa mémoire, même si nous l'estimons, tant mieux, en bonne santé. Cette stimulation cognitive participera d'abord à notre qualité de vie par des fonctions opérationnelles et disponibles et contribuera ensuite à nous « protéger » d'éventuelles défaillances, toutes origines confondues.

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Mémoire et technologie

Les appareils modernes nous sont utiles, au moins dans une certaine mesure. Il ne s'agit pas de jouer les rétrogrades en reniant les services qu'ils peuvent nous rendre. Prudence cependant que ces serviteurs ne deviennent pas nos maîtres, d'autant que d'autres « tyrans » se cachent derrière eux. L'existence de ces accessoires n'est pas motivée par nos seuls « besoins ».

Le Sunday Times de Londres signale qu'en différents pays industrialisés, des médecins s'inquiètent de l'usage systématique des appareils non indispensables. Selon eux, l'utilisation régulière de ces outils, y compris en milieu professionnel, pose des problèmes étonnants : des personnes d'à peine quarante ans (des « bébés », au sens cognitif) éprouvent des difficultés à mémoriser des noms, des rendez-vous ou encore avec l'orthographe des mots. Le docteur Takashi Tsukiyama (Tokyo), explique que ces difficultés de mémorisation « n'ont rien à voir avec l'âge, mais sont imputables à la façon dont on mène sa vie, par exemple au fait de ne pas suffisamment se servir de son cerveau ».

Des études sérieuses relatent déjà des modifications neurophysiologiques, et donc fonctionnelles, chez certains sujets. Pour quelles raisons ? Pour ne parler que de ça, l'usage intensif (à partir de quand est-ce intensif ?) d'un système de géolocalisation, communément appelé GPS, atrophie des parties du cerveau. Parmi celles-ci, l'hippocampe, organe essentiel en matière de représentation spatiale mais surtout en termes de mémorisation. Or, cette atrophie est visible en imagerie médicale ! C'est dire si la transformation, ici délétère, est importante. De telles modifications neuroanatomiques négatives se traduisent inévitablement par des défauts de fonctionnement.

« L'ordinateur a de la mémoire mais aucun souvenir. »

Pour rester sur ce chapitre, toujours pour l'exemple, si un GPS peut effectivement rendre des services, son utilisation est-elle toujours indispensable ? Ne perdons pas de vue que l'utilisation d'une simple carte a l'avantage de stimuler notre système de perception, de représentation, de solliciter nos capacités d'analyse et de synthèse ainsi que notre propension à l'abstraction. Pour ce qui est des bienfaits de telles démarches « à l'ancienne », ils sont nombreux, et surtout, durables.

C'est souvent la notion du temps qui vient balayer les meilleures résolutions. Mais est- ce une véritable raison ? Faut-il réellement beaucoup plus de temps ? Et si oui, ce temps n'est-il pas justement mis à profit par notre esprit pour consolider ses fonctions ? En réalité, oui. Des études révèlent sans équivoque que la pression du temps inhibe nos facultés de mémorisation et de créativité ainsi que nombre de composantes psychologiques nécessaires, comme la patience et nos propres facultés d'inhibition.

Cette même pression, sous couvert de rapidité et d'efficacité, crée au contraire dispersion et instabilité dans nos petites têtes. Et elles en souffrent. Lors des formations VR2, il y a une plainte de plus en plus fréquente : « je n'arrive plus à me concentrer ». Il est probable (restons décemment prudent) que cette plainte soit une des manifestations des carences qui s'installent dans les esprits modernes déjà bien éprouvés par les contraintes professionnelles et personnelles. Difficultés de concentration, perte d'habitude de mémorisation : des facteurs de risque aux allures de douteux symptômes.

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La mémoire sans fausse note

Mais nous n'allons pas nous casser le moral avant l'heure. Nous voulons surtout parler de ce qu'il convient de faire pour limiter les défauts et carences. Pour faire simple, disons qu'une bonne hygiène de vie (alimentation, sommeil), de bonnes habitudes de stimulation mentale (lecture, réflexion, méditation), de l'exercice physique et un lien social développé sont d'importants éléments remparts contre les maladies et dégénérescences.

Pour exemple, le grand maître et champion du monde des échecs Gary Kasparov pratiquait dans ses années de compétition (et peut-être encore), outre les échecs impliquant voyages et rencontres, la marche rapide et la sieste sytématique, déclarée « sacro-sainte ». Qui douterait de ses capacités mentales et de sa mémoire réputée prodigieuse ? Ajoutons encore à tout cela la musique.

La musique suppose des notes, du rythme, des émotions, un coktail puissant et stimulant pour l'esprit. Ecouter de la musique et, encore mieux, en jouer, semble développer puissamment des réseaux neurologiques dans notre cerveau. Même des malades à un stade relativement avancé de maladie neurodégénérative ont pu récupérer une part de souvenirs inaccessibles jusque-là. La stimulation émotionnelle, affective et cognitive de la musique a permi la réactivation de ressources sinon « perdues ».

La musique renforce la mémoire et constitue une réserve cognitive solide.

Si la musique est capable de produire de tels effets sur des cerveaux endommagés, à combien plus forte raison ses effets seront-ils bénéfiques sur un organe sain. Décidément, stimuler son esprit commence à devenir très intéressant : prendre le temps de réfléchir et méditer, lire, faire du sport, rencontrer des amis, écouter ou jouer de la musique ; il y a des « traitements » plus pénibles.

L'incitation est expressément de chercher toute occasion de stimuler, impliquer, solliciter, surprendre notre esprit. Sous ce rapport, la formation est un secteur privilégié. Apprendre, découvrir, rencontrer, développer, expérimenter : c'est l'activité, l'objectif et le credo de VR2. Dans votre intérêt cognitif, pensez à visiter le site et à vous inscrire pour une de nos formations.

Gardons bien la tête sur les épaules, ne cédons pas à la facile délégation de fonctions courantes et accessibles pour notre esprit à des appareils, certes utiles dans bien des domaines, mais parfois un peu envahissants. Prenons raisonnablement soin de notre santé.

L'enjeu n'est pas seulement d'apprécier le degré de nécessité de ceci ou de cela. Il s'agit bien d'anticiper sur des complications malheureusement toujours possibles tout en enrichissant sa vie d'une autonomie mentale au mieux de ses capacités. La seule chose que nous voudrions bien oublier complètement, c'est la maladie et le handicap.

 

F. Huguenin - VR2

 

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